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9+2 Questions avec Fabien Laborie

9+2 Questions avec Fabien Laborie

  • 2017-09-20
  • Guillaume Grassiant, Directeur général
  • Catégorie : Événements U92
9+2 Questions avec Fabien Laborie

À la suite de sa présentation sur Sketch, Fabien a bien voulu répondre à nos questions.

1. Quel est votre restaurant favori et pourquoi? 

Ichigo Ichie sur Rachel, de loin le meilleur ramen de Montréal. J’y vais presque chaque semaine !

 

2. Quelle est la dernière application que vous avez téléchargée et pourquoi?

J’ai récemment téléchargé beaucoup de jeux, car je suis parti en vacances ! Celui que j’ai préféré s’appelle Yellow. C’est un jeu de réflexion, dans lequel on doit trouver comment remplir l’écran de jaune au travers d’énigmes.

 

3. Quel livre ou média a eu la plus grande influence sur vous et votre travail? 

Il n’y en a pas un qui me vient en particulier. À vrai dire, tout m’influence. Je n’ai pas vraiment de film ni d’auteur favori. Quand je regarde un film ou un show, je m’intéresse au montage, à la couleur, aux plans, etc. Quand je lis un livre, je décortique la mise en page ou encore la couverture. En fait, Célibataires et Nus m’influence tout autant que lire Steinbeck!

 

4. Qui a eu la plus grande influence sur vous lors de votre enfance ou adolescence et est-ce que ceci a changé depuis?

Le hip-hop. C’est un ami proche qui m’a fait écouter du rap français quand j’avais 16 ans, et ma vision de la création a complètement changé à ce moment-là. J’ai compris qu’on n’avait pas besoin d’être un grand artiste mort pour faire de la poésie, et qu’on pouvait créer des choses qui ont un impact avec peu de matériel ou de connaissances techniques. Ça m’a ouvert un champ de possibilités que je continue d’appliquer au design aujourd’hui.

 

5. Comment décririez-vous votre philosophie de travail? 

Je suis un designer qui marche à la pression. J’aime commencer le plus vite possible, faire un premier brouillon, et revenir sur mes erreurs ensuite. Si je ne commence pas rapidement, je sais que je vais perdre toute ma motivation. Quand j’ai un nouveau projet qui commence, je subis une sorte de stress qui restera jusqu’à la livraison. Ça me hante ! C’est parfois difficile à vivre, mais je crois que s’impliquer émotionnellement fait toute la différence quand il s’agit de design.

 

6. Pourquoi travaillez-vous dans l'industrie où vous vous trouvez et qu'est-ce qui vous y garde?

Le design web/produit, je suis tombé dedans en arrivant à Montréal. À la base, je pensais travailler dans l’imprimé, le culturel. J’ai été engagé comme web designer dans une agence de pub, et j’ai appris sur le tas. J’ai eu le coup de foudre pour les produits numériques ! Les possibilités sont infinies, les technologies changent chaque année, tout est en perpétuel mouvement. J’ai l’impression de tout réapprendre à chaque projet. Je pense que c’est ce qui me garde motivé.

 

7. Qu'est-ce qui vous rend fou dans votre industrie, mais qui en même temps fait tout simplement partie de « la game » et qui est incontournable?

En tant que consultant et pigiste, ce qui m’aide le moins dans mon travail aujourd’hui, c’est quand un(e) client(e) m’arrive avec une solution plutôt qu’un problème. Ça part d’une bonne intention, c’est pour aider, mais souvent ça met le designer en position d’exécutant, et ça prend beaucoup d’efforts pour redesigner, déconstruire et surtout « vendre » une solution meilleure au même problème.

 

8. De quoi quelqu'un a-t-il/elle besoin pour réussir dans ce que vous faites - à la fois personnel et expertise?

Ce qui pour moi est obligatoire à la réussite, c’est d’être passionné. La pratique, la motivation, les compétences, tout va suivre tout seul si on est une personne passionnée.

 

9. Quelle est la nouvelle tendance que nous devrions tous surveiller dans ton industrie?

Cette année, c’est clairement les Design Systems qui sont tendances. C’est vieux comme le web, les développeurs travaillent de cette façon depuis des années, mais c’est enfin arrivé dans l’esprit des designers, et ce grâce à des outils comme Sketch. C’est génial, ça change notre industrie et force les compagnies à designer à moindres efforts ! Le gros point faible maintenant, c’est de trouver une façon efficace de rendre nos designs dynamiques : prototyping, animations, éléments interactifs, etc. Je pense que ce sera la prochaine tendance.

 


 

2 Questions spécifiques pour Fabien

 

1. Quelles différences Sketch apporte-t-il dans la logique de création ou de production ?

Pour créer, je pense que Sketch apporte la légèreté d’un papier et d’un crayon. C’est facile d’accéder aux outils, de changer les couleurs. On copie-colle par-ci, on modifie des formes par-là, et hop, en un rien de temps on a pu mettre notre idée sur le canevas.


Mais c’est surtout dans la production que Sketch révolutionne notre façon de travailler : c’est très facile de documenter ses designs, de créer des éléments réutilisables, de changer une couleur sur le document entier en un seul clic. Bref, c’est puissant et léger. Tellement léger qu’un projet entier et sa documentation tiennent dans un seul fichier.


L’écosystème de plug-ins autour de Sketch permet également de résoudre n’importe quelle problématique : générateurs de maps, photos de profils aléatoires, compteurs de caractères, etc. Il y en a des milliers !

 

2. En tant que gestionnaire de la communauté Sketch MTL, quels sont tes plus gros enjeux et contraintes ?


Il n’y a pas beaucoup d’enjeux, car mon équipe et moi faisons ça pour le plaisir. Pour l’instant, c’est un succès pour nous, car nos évènements et les retours de la communauté ont dépassé toutes nos attentes !


Mais en tant que débutant dans la game de gestion d’une communauté, je dirais que deux choses sont difficiles : La gestion des imprévus, et maintenir la communauté active. En créant Sketch MTL, je ne m’étais pas rendu compte à quel point c’était du travail de remplir un calendrier de publications Facebook ! Par contre, je suis le premier surpris de voir à quel point c’est le fun d’organiser des évènements. J’ai la chance d’être extrêmement bien entouré par une équipe de passionnés, et je pense que ça fait toute la différence.