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Méthode Sprint : testée et approuvée

Méthode Sprint : testée et approuvée

  • 2018-05-04
  • Guillaume Grassiant, Directeur général
  • Catégorie : Stratégie
Méthode Sprint : testée et approuvée

Notre approche « produit » transforme notre rapport avec nos clients. Elle nous permet de partager le processus d’idéation et de réfléchir avec eux. Il s’agit d’une avenue engageante, qui mène à des résultats probants et à de nombreux apprentissages. Par son caractère agile, elle nous ouvre à différentes possibilités. Mais avant de se lancer sur la piste de course, rappelons-nous que, vis-à-vis ces approches, nous devons non seulement être « technologiquement agnostiques », mais aussi « méthodologiquement agnostiques » : suivre les tendances c’est bien, être pertinent ç’est mieux!
 


C’est cette approche qui nous a guidés vers la méthode du Design Sprint créée par Google Venture il y a quelques années. Tirant son essence du Design Thinking, cette méthode est déjà utilisée par plusieurs dans l’industrie. Et comme pour le Design Thinking, la clé est dans les contraintes qui poussent à la créativité. Pour notre part, nous l’avons employée pour divers enjeux et clients. Mais, attention, il faut se garder de voir le Design Sprint comme un outil universel qui conviendrait à tous les types de projets ou de problématiques.
 
En réalité, il existe trois cas de figure où l’utilisation du Design Sprint est de mise :

  1. Lorsque le client a très peu de temps afin de valider une idée.
  2. Lorsque le client doit lancer une plateforme ou un produit de grande envergure et qu’il n’a pas – ou n’a que très peu – de marge de manœuvre pour des ajustements futurs.
  3. Lorsque le client a une idée, mais ne sait pas par où commencer (le cas de figure qu’on rencontre le plus souvent).

Alors, justement, par où commencer? Pour appliquer cette méthode, il vous faudra :

  • sept personnes aux cerveaux bien entraînés (tant du côté client que de l’agence);
  • cinq jours;
  • cinq utilisateurs;  
  • beaucoup de Post-it!

 


Jour 1 : la cartographie de la problématique et la sélection du segment-clé
Dans une salle pouvant accueillir sept cerveaux prêts à faire un sprint de 100 mètres de réflexions, nous tentons de définir, en une seule phrase, l’objectif du projet sur lequel nous nous penchons. Une fois cette phrase énoncée, nous en faisons émerger les succès et écueils potentiels que nous formulons sous forme de questions et que nous cartographions en gardant en tête le public à qui nous voulons nous adresser. Puis, après avoir confronté nos idées à une série d’experts invités, nous terminons cette première journée en répondant à la question ultime : « Quel élément de cette carte nous permettrait de concrètement atteindre notre objectif? » La réponse sera l’objet de notre prototypage express. 
 
« No going back »
 


Jour 2 : l’idéation griffonnée
Nos sept sprinters mettent en lumière des projets ou idées qui les inspirent et qui touchent, de près ou de loin, l’objet d’étude. À la suite de ce partage, chacun vote pour les idées qu’il juge les plus intéressantes. Ce sera un point de départ pour, qu’en deuxième partie, chacun de nos coureurs dessine rapidement trois idées porteuses sur des incontournables Post-it.
 
« Trust the process, really »
 


Jour 3 : une décision difficile
À mi-chemin de la ligne d’arrivée, nos coureurs sont face à un mur présentant les ébauches de la veille. Nous procédons à une présélection pour que le décideur statue finalement sur l’idée gagnante. L’après-midi est consacrée à l’élaboration d’un storyboard avec le prototype de l’idée.
 
« Un sprint, ce n’est pas pour le consensus. C’est pour trancher et tester »
 


Jour 4 : le prototypage
Le sprint se transforme en course à relais. Pendant que certains membres de l’équipe se concentrent sur le prototypage de l’idée sélectionnée, les autres travaillent au recrutement d’un groupe d’utilisateurs-testeurs.
 
« Si on n’avance pas, on recule »
 


Jour 5 : le travail avec les utilisateurs
Dernière étape. Nous demandons à cinq utilisateurs ciblés de tester le prototype. Cette période d’expérimentation avec l’usager est cruciale. Chaque mouvement du visage, sourcillement ou commentaire est analysé par l’équipe dans une autre salle grâce à des caméras qui filment à la fois l’utilisateur-testeur et le prototype en question.
 


Photofinish : Le suspense est à son comble! Avons-nous répondu à notre question? Nos cibles sont-elles adéquates? En dégageons-nous des enseignements porteurs?
 
À la lumière des cinq étapes de cette méthodologie, nous comprenons bien que le processus n’est pas une fin en soi. Au-delà des nombreux apprentissages pertinents, le Design Sprint nous permet de faire émerger des renseignements qui possèdent les clés de l’évolution d’un produit et de rapidement mettre en marché ce qui a de la valeur pour le consommateur. Elle nous permet surtout de travailler sur une idée rapidement. Finalement, elle livre des résultats concrets, à petite échelle, afin que l’idée ne meure pas sous le poids des processus administratifs ou ne se perde pas dans les méandres du quotidien de notre client.
 
Alors, êtes-vous prêts? 3, 2, 1… go!